Akène numéro 11 : Développement du Pouvoir d’Agir

Issue de l’association Le Grain,  Akène est une revue qui explore les enjeux contemporains du travail social en croisant recherche, pratiques et réflexions critiques. Chaque numéro propose des articles ancrés dans des expériences de terrain, des analyses théoriques et des outils concrets pour accompagner les professionnels et les collectifs dans leurs démarches.

Le numéro 11 traite du développement du pouvoir d’agir et fait suite à la réception par Le Grain de Yann le Bossé, pionnier du DPA. Le numéro interroge la notion de pouvoir d’agir dans des contextes marqués par la vulnérabilité et les tensions sociales. Comment restaurer la capacité d’action des personnes et des collectifs ? Comment redonner du sens au travail social face aux injonctions contradictoires et aux logiques bureaucratiques ? À travers des récits, des recherches-actions et des expérimentations, la revue met en lumière des approches innovantes en dialogue avec des pratiques sensibles telles que l’hippothérapie ou les laboratoires participatifs.

Fabrizio Cantelli ouvre la réflexion avec Pouvoir et ne pas pouvoir, un texte théorique qui interroge les anthropologies disjonctives et conjonctives et leurs implications pour les droits humains. Sarah Leroy signe Pouvoir d’agir et du vivant, où elle croise le DPA avec la pratique de l’hippothérapie pour penser le mouvement comme vecteur d’émancipation. Sophie Croisy propose Restaurer le pouvoir d’agir, récit d’un projet collectif dans les Marolles visant à redonner aux locataires sociaux la capacité d’action. Pierre Vangrootloon livre deux contributions : Définir sa zone d’action en tant que professionnel avec le DPA-PC, qui questionne la posture des travailleurs sociaux face aux institutions, et Des tables de dialogues pour retrouver le sens de l’action, consacré à une recherche-action sur la surcharge administrative dans les CPAS et l’usage du storytelling numérique pour réinstaurer le dialogue. Enfin, Sarah Leroy et Véronique Georis clôturent le numéro avec Labo participatif des formateur·rices à l’approche du DPA-PC, qui interroge la formation des professionnels à cette démarche émancipatrice.

Akène ne se contente pas de décrire : elle propose des pistes concrètes, des outils méthodologiques et des réflexions pour transformer les pratiques. Parce qu’elle donne la parole aux acteurs – professionnels, chercheurs, citoyens – et ouvre des espaces pour penser la justice sociale autrement. Comme l’écrit ses auteurs et autrices, Akène, c’est une invitation à sortir de l’impuissance, à oser des alternatives et à co-construire des réponses face aux défis du social.

Voilà qui semble un ensemble stimulant de bonnes résolutions à adopter en ce début d’année !

 

 

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