Historique

Le réseau Nomade s’est constitué de manière informelle entre 2001 et 2006. Les travailleurs de terrain de différentes associations organisaient des rencontres afin de pouvoir échanger sur leurs pratiques.

C’est dans le courant de l’année 2007 que le réseau s’est formalisé, sous le nom de « Réseau Nomade : précarité et assuétudes », grâce à une action collective pilotée par DUNE, puis au soutien de la COCOF, dorénavant nommé SPFB.

Sous le premier agrément du réseau (2009 – 2011), les professionnels se sont réunis régulièrement en groupes de travail autour des thématiques suivantes : les circonstances liées à l’injection, l’hygiène, l’hygiène universelle, les idéologies et représentations sur l’hygiène, les violences physiques et verbales, l’hygiène et la santé mentale, le relai et le mode de collaboration entre les professionnel des services et institutions de première et deuxième ligne, l’exposition photo « Nomade » et les bornes d’échange de seringues.

Les enseignements tirés des premières années, jumelés à un travail de clarification, ont donné lieu à un nouveau projet (agrément 2012-2014, prolongés jusqu’en 2017) axé sur la participation des bénéficiaires. Les expériences et projets participatifs existants se sont révélés nombreux et diversifiés : usager expert d’expérience, action ponctuelle de type artistique par les bénéficiaires d’un service, projet structurel et citoyen sur le long terme, recherche action avec les usagers… Dès lors, les membres du Nomade ont décidé de mettre en valeur cette variété d’initiatives et de centrer les activités du réseau sur la promotion de ces dernières, principalement auprès des professionnels du secteur associatif bruxellois de la grande précarité et des assuétudes.

Le nouvel agrément (2018 – 2020) poursuit cette volonté commune de promouvoir la participation, avec un éclairage particulier accordé aux groupes d’auto-support et à la pair-aidance.

Le réseau Nomade vise donc à mettre en lumière les pratiques participatives, tout en stimulant la réflexion et l’échange autour de ces dernières.

Cette volonté s’incarne dans le suivi de l’actualité de la participation, le recensement de la littérature, l’intégration de groupes de travail, l’organisation de rencontres-débats Midi Nomade et l’élaboration d’un répertoire d’expériences participatives en Belgique et ailleurs.